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SSHive sous Linux
La même application que sur le Mac, installée par le gestionnaire de paquets de votre distribution. Voici ce qui change : les mises à jour, le trousseau, les raccourcis et l'agent SSH.
Par Lucas Russo, développeur de SSHive · Mis à jour le
Installer
Les paquets .deb et .rpm, pour processeurs x64 et ARM64, sont sur la page de téléchargement, avec leurs tailles, leurs empreintes SHA-256 et la configuration requise. Installez le fichier depuis le dossier où il a été téléchargé :
# Debian, Ubuntu, Linux Mint, Pop!_OS
sudo apt install ./sshive_2.0.10_amd64.deb
# Fedora, RHEL et dérivées
sudo dnf install ./sshive-2.0.10-1.x86_64.rpmRemplacez amd64 et x86_64 par arm64 sur un processeur ARM64 : uname -m affiche x86_64 pour x64, aarch64 pour ARM64. SSHive apparaît ensuite dans le menu des applications, et sshive le lance depuis un terminal.
Les mises à jour
Le paquet ajoute le dépôt de SSHive au système : les versions suivantes arrivent donc avec les autres mises à jour du système, par sudo apt upgrade, sudo dnf upgrade ou l'outil de mises à jour de votre bureau, et vos profils comme vos réglages restent en place. SSHive ne va pas chercher ses mises à jour lui-même ici : c'est le gestionnaire de paquets qui le fait, et qui contrôle la signature de chacune. Paramètres > Général, section « Mises à jour », dit si le dépôt est configuré, et le journal des versions dit ce qui change.
À la première mise à jour, Fedora demande d'accepter la clé du dépôt. Son empreinte est 7031 36A3 89F3 3184 741F 0DAE 40FB 0DD0 88E6 BC88.
Se passer du dépôt
Pour garder les versions en main, écrivez une ligne depot=non, seule sur sa ligne, dans /etc/default/sshive avant d'installer le paquet.
Si SSHive est déjà installé, ajoutez cette ligne, puis supprimez aussi la source du dépôt, sans quoi apt ou dnf continuent de la lire :
sudo rm /etc/apt/sources.list.d/sshive.sources # Debian, Ubuntu…
sudo rm /etc/yum.repos.d/sshive.repo # Fedora, RHEL…Sans la ligne depot=non, une source supprimée revient à l'installation de la version suivante. La désinstallation du paquet retire le dépôt dans tous les cas.
Le trousseau
SSHive chiffre vos mots de passe, vos clés et vos phrases de passe par le trousseau du système : GNOME Keyring, installé avec GNOME, KWallet avec KDE, ou KeePassXC avec son intégration Secret Service. Paramètres > Sécurité dit lequel SSHive utilise.
Sans trousseau, SSHive fonctionne, mais n'enregistre aucun de ces secrets : il les demande à chaque connexion. Le verrouillage de l'application se fait par un mot de passe maître ; Touch ID n'existe que sur le Mac.
La console série
Selon l'adaptateur, les ports s'appellent /dev/ttyUSB* ou /dev/ttyACM*, et non /dev/cu.* comme sur le Mac. Leur lecture demande d'appartenir au groupe du port. Ajoutez-y votre compte, puis rouvrez votre session :
sudo usermod -aG dialout $USERLes raccourcis
Partout où le Mac utilise ⌘, Linux utilise ⌃ : ⌃T pour un nouveau terminal local, ⌃, pour les paramètres. Dans le terminal, copier et coller passent par ⌃⇧C et ⌃⇧V, parce que ⌃ C y garde son rôle : interrompre la commande en cours. La liste complète est dans les raccourcis clavier, à lire avec ⌃ à la place de ⌘.
L'agent SSH
Sur le Mac, SSHive choisit l'agent dans une liste de coffres. Sous Linux, il utilise l'agent de votre session, celui que désigne SSH_AUTH_SOCK : gpg-agent, l'agent d'un coffre, ssh-agent lui-même. Pour en désigner un autre, donnez le chemin de son socket dans Paramètres > Connexion > Agent SSH. Les clés ne sortent jamais de l'agent : c'est lui qui signe pour SSHive. Quand rien ne répond, les agents SSH reprennent le problème pas à pas.
L'assistant IA (MCP)
SSHive configure Claude Code et Cursor tout seul, et vos connexions deviennent des outils que l'assistant peut appeler. Ce qu'il voit, ce qu'il a le droit de faire, et comment le tenir court : l'assistant IA.
Ce qui diffère du Mac
| Mac (version directe) | Linux | |
|---|---|---|
| Mises à jour | Automatiques | Par les mises à jour du système (apt, dnf), depuis le dépôt de SSHive |
| Synchronisation iCloud | Oui | Non |
| Déverrouillage de l'application | Touch ID ou mot de passe maître | Mot de passe maître |
| Agents SSH | Strongbox, 1Password, Secretive, Bitwarden, gpg-agent, yubikey-agent, choisis dans une liste | L'agent de SSH_AUTH_SOCK, ou le chemin d'un socket que vous indiquez |
| Assistant IA (MCP) | Claude Code, Cursor et Claude Desktop configurés automatiquement | Claude Code et Cursor configurés automatiquement |
| Raccourcis | ⌘ | ⌃ |
| Console série | /dev/cu.* | /dev/ttyUSB*, /dev/ttyACM*, groupe dialout |
Liens ssh:// | SSHive peut les ouvrir | SSHive est proposé pour les ouvrir |
Tout le reste est la même application : SSH, SFTP, RDP, VNC, Telnet, console série, terminal local, tunnels, outils réseau, authentificateur OTP, sauvegarde automatique, assistant IA, et les fonctions Pro, sauf la synchronisation iCloud.
Votre licence
SSHive sous Linux est gratuit. SSHive Pro s'y ajoute par la même clé de licence que la version directe pour Mac : une clé est active en même temps sur 3 appareils, Mac ou Linux, dans n'importe quelle combinaison. L'activation se fait dans Paramètres > Licence, et votre licence explique comment la déplacer et comment libérer une place.
Réinstaller le système change l'identifiant de l'ordinateur : la machine reprend une place. Libérez l'ancienne depuis votre espace client.
Un achat dans l'App Store ne vaut que pour la version App Store : il n'ouvre pas Pro sous Linux. Les deux sont comparées dans App Store ou version directe ?.
Si quelque chose ne va pas
Le journal de l'application est dans ~/.config/SSHive/logs/main.log, et « Copier les informations pour le support » (Paramètres > Licence) donne la ligne à joindre à un message. Les pannes les plus courantes ont leur page : une connexion SSH qui échoue, un agent SSH qui ne répond pas.
Vos données sont dans ~/.config/SSHive. Supprimer ce dossier après sudo apt remove sshive ou sudo dnf remove sshive efface tout ; si vous aviez activé une clé, désactivez-la d'abord dans Paramètres > Licence, sinon elle garde sa place.
Valable pour SSHive 2.0.10 sur Linux